{"id":60,"date":"2023-04-21T12:00:47","date_gmt":"2023-04-21T12:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/languesducameroun.com\/f7\/?page_id=60"},"modified":"2023-04-26T10:26:51","modified_gmt":"2023-04-26T10:26:51","slug":"a-propos-de-la-fasa","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/languesducameroun.com\/f7\/a-propos-de-la-fasa\/","title":{"rendered":"A propos de la FASA"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans les ann\u00e9es 40, les fran\u00e7ais avaient fait de la r\u00e9gion Bamil\u00e9k\u00e9 dont Dschang \u00e9tait la capitale, une zone d\u2019installation des infrastructures productives, notamment agropastorales \u00e0 la suite des allemands vaincus deux d\u00e9cennies avant. Parmi les sp\u00e9culations alors en vogue, le caf\u00e9 arabica figurait en t\u00eate. Si les plus grandes superficies de monoculture \u00e0 caf\u00e9 se situaient dans la Menoua et les Bamboutos actuels, la localit\u00e9 de Bansoa fut choisie pour abriter plus de 500ha de production de quinquina (dont l\u2019\u00e9corce fournie la quinine) d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 40. En effet,&nbsp; une station de recherche et exp\u00e9rimentation agricole a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e&nbsp; \u00e0 Dschang (sur le site actuel de l\u2019IRAD) qui faisait partie de l\u2019ORSTOM. Le Chef de la station, M. Lagarde d\u00e9veloppa jusque dans les ann\u00e9es 50 une unit\u00e9 de production des \u00e9corces avec des activit\u00e9s de vulgarisation de cette culture dans les communaut\u00e9s de la r\u00e9gion (o\u00f9 il subsiste encore des plantes reliques).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Activit\u00e9s originelles de la ferme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La station fut alors nomm\u00e9e Station de Multiplication et Production du Quinquina, nom conserv\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pour la portion r\u00e9troc\u00e9d\u00e9e au MINADER apr\u00e8s les ind\u00e9pendances. La Ferme du Quinquina avait alors une fonction de recherche, de production et de transformation d\u2019une culture \u00e0 vocation pharmaceutique, et destin\u00e9e essentiellement \u00e0 l\u2019exportation. Apr\u00e8s la cr\u00e9ation de l\u2019Ecole Camerounaise de l\u2019Agriculture, et plus tard du Centre Universitaire de Dschang (\u00e0 vocation uniquement agricole en 1977), progressivement une partie des activit\u00e9s et des actifs de la Ferme coloniale fut revers\u00e9e dans le capital de l\u2019\u00e9tablissement de formation agronomique. D\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 80, une proc\u00e9dure de division de la superficie initiale de plus de 500 ha fut initi\u00e9e par l\u2019Etat du Cameroun. H\u00e9ritant initialement de pr\u00e8s de 200 ha (les autres espaces r\u00e9partis entre IRA et MINAGRI, anc\u00eatres de IRAD et MINADER), le Centre Universitaire de Dschang int\u00e9gra les espaces nouveaux dans son dispositif p\u00e9dagogique et de production.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Activit\u00e9s p\u00e9dagogiques, exp\u00e9rimentions, production et d\u00e9couvertes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Misant sur la diversification et se fondant sur ses missions comme institution universitaire d\u2019appui au d\u00e9veloppement rural, et soutenu par le mod\u00e8le am\u00e9ricain Land Grant. Ce mod\u00e8le fait de la Ferme d\u2019Application et de Recherche un outil incontournable de son dispositif. En effet, il a \u00e9t\u00e9 conclu alors que la logique qui pr\u00e9dispose de la formation d\u2019un Ing\u00e9nieur comp\u00e9tent et performant&nbsp;est chronologique comme suit, pla\u00e7ant l\u2019apprenant au c\u0153ur du dispositif : \u00ab&nbsp;<em>Ce que j\u2019entends, je l\u2019oublie&nbsp;; ce que je vois, je me souviens&nbsp;; ce que je fais, je comprends&nbsp;\u00bb<\/em>. A travers des g\u00e9n\u00e9rations des Agronomes form\u00e9s (ITA, ENSA et INADER), le site de Bansoa (Arrondissement de Penka-Michel) a jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental qui est perceptible par l\u2019appropriation des cultures et modes diss\u00e9min\u00e9s par la ferme. Avec la R\u00e9forme Universitaire de 1993, la FASA a connu quelques difficult\u00e9s au plan logistique, ressources humaines et finances pour maintenir les activit\u00e9s. Il faut aussi l\u2019invasion progressive des terres par des tiers priv\u00e9s ou publics. Actuellement estim\u00e9e autour de 146 ha, la superficie est exploit\u00e9e par des tiers sous la supervision de l\u2019\u00e9quipe de la Ferme. Des efforts sont fournis pour rendre \u00e0 la Ferme ses fonctions, en d\u00e9pit du manque de renouvellement des moyens de mobilit\u00e9 et des engins. Quelques actions ont \u00e9t\u00e9 entreprises en vue de l\u2019actualisation des objectifs et de la valorisation des espaces. Il s\u2019est agi de la production des semences de bases (ma\u00efs, pommes de terre, banane plantain), exp\u00e9rimentation\/adaptation des provenances (tournesol, bl\u00e9 tendre, Artemisia, piment de cayenne, poivron blanc), production commerciale \u00e0 petite\/moyenne \u00e9chelles (ma\u00efs, haricot, pommes de terre, tomates\u2026)&nbsp;; quelques partenaires techniques y m\u00e8nent des essais (Ets YARA, CARBAP\u2026) et d\u2019autres activit\u00e9s sont envisag\u00e9es avec l\u2019am\u00e9lioration des moyens de travail. Si le potentiel est l\u00e0, il est besoin de questionner et d\u2019envisager des meilleurs m\u00e9canismes de structuration et d\u2019op\u00e9rationnalisation de la Ferme pour des r\u00e9sultats plus importants, car la demande p\u00e9dagogique et alimentaire est bien r\u00e9elle, et constitue un levier \u00e9conomique ind\u00e9niable.<\/p>\n\n\n\n<p>sources: https:\/\/www.univ-dschang.org\/a-la-decouverte-de-la-far-uds-unite-de-penka-michel-historique-et-evolution\/<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les ann\u00e9es 40, les fran\u00e7ais avaient fait de la r\u00e9gion Bamil\u00e9k\u00e9 dont Dschang \u00e9tait la capitale, une zone d\u2019installation des infrastructures productives, notamment agropastorales \u00e0 la suite des allemands vaincus deux d\u00e9cennies avant. Parmi les sp\u00e9culations alors en vogue, le caf\u00e9 arabica figurait en t\u00eate. 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